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2 mai, fermeture de la faculté de Nanterre.

Après plusieurs semaines d’agitation, le doyen René Rémond décide de fermer l’université de Nanterre. Cohn-Bendit et plusieurs de ses camarades sont renvoyés devant le conseil de discipline.

faculté de lettres

 

 3 mai, premières barricades.

La police, à la demande du recteur Jean Roche, fait évacuer la Sorbonne où se tient un meeting de protestation. Les étudiants dressent alors des barricades sur le « boul’Mich ». La crise de Mai 68 commence dans les rues du Quartier latin : barricades, pavés et cocktails Molotov sont les armes des étudiants contre les matraques et gaz lacrymogènes des CRS. L’évacuation se déroule sans ménagement et dans la violence : 600 personnes sont arrêtées.

barricades

 

 10 mai, la « nuit des barricades ».

La révolte des étudiants atteint son point culminant dans la nuit du 10 au 11 mai au cours de laquelle étudiants et CRS s’affrontent dans de véritables combats de rues : voitures incendiées, rues dépavées, vitrines brisées, centaines de blessés. C’est une nuit de violences spectaculaires.

echauffourees

 

 13 mai, première manifestation des ouvriers.

Les syndicats réclament une augmentation des salaires et une réduction du temps de travail. La crise sociale prend le pas sur la crise étudiante.

greves

 

 19 mai, déjà 2 millions de grévistes.

De Gaulle rentre de Bucarest : « La réforme, oui ; la chienlit, non ! »

manifestation grevistes

 

 22 mai, effondrement du franc.

La France est paralysée avec 7 millions de grévistes dans tous les secteurs. Amnistie pour les actes commis pendant les manifestations. Mais Cohn-Bendit est interdit de séjour en France. Le mouvement étudiant est relancé sur le slogan « Nous sommes tous des Juifs allemands ».

cohn bendit

 

 24 mai, émeutes à Paris.

Premier mort, à Lyon : le commissaire Lacroix est écrasé par un camion lancé par les manifestants. L’opinion commence à lâcher les « révoltés ».

emeutes

 

 27 mai, les accords de Grenelle sont établis mais les ouvriers refusent de reprendre le travail.

Grand meeting au stade Charléty. Pierre Mendès France apparaît comme l’homme de l’alternative politique.

pierre mendes france

 

 29 mai, De Gaulle s’éclipse à Baden-Baden .

Face à l’impasse des événements de Mai 68, De Gaulle quitte soudainement le territoire français et se rend en Allemagne, dans la base militaire française de Baden-Baden. Pendant qu’il s’entretient avec le général Massu, personne ne sait où est le Président de la République française.

baden baden

 

 30 mai, De Gaulle dénonce la « chienlit »

Après s’être éclipsé une journée en s’envolant vers Baden-Baden sans même prévenir son premier ministre, Charles de Gaulle prononce un discours de fermeté face aux manifestations. Dénonçant la « chienlit » comme il l’avait déjà fait le 15 mai, il appelle à une manifestation pour soutenir le pouvoir en place. Il décide également de dissoudre l’Assemblée. Ses choix semblent efficaces puisque les contre-manifestations connaissent un grand succès et que les gaullistes sont renforcés au Parlement après les législatives organisées en juin. Mais de Gaulle ne bénéficiera en fait que d’un sursis d’un an.

de gaulle

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